L’Arc~en~Ciel, date finale du 20th L’Anniversary TOUR

Le texte qui suit est un live report du concert s’étant tenu au Kyosera Dôme d’Osaka le 4 décembre 2011. Les photos du concert proviennent du site Natalie.

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Avant le concert, nous découvrons la fameuse organisation des grands concerts à la japonaise en marchant tout autour du dôme. Des employés munis de panneaux indiquent la marche à suivre aux spectateurs, et nous nous dirigeons vers les nombreux stands de goods situés sous des tentes à l’extérieur. Autour de nous, les spectateurs vont et viennent. Ils sont de tous les âges, mais la plupart des spectateurs sont plutôt jeunes, et majoritairement des filles. Une fois les emplettes faites, nous retournons à l’intérieur du dôme, où nous croisons quelques fans habillées en cosplay de hyde, mais aussi un tetsuya particulièrement ressemblant. Plus loin, une très longue file de fans faisant la queue : elles sont venues photographier l’empreinte de la main de hyde coulée dans le béton qui orne un mur, en compagnie d’autres empreintes de mains aux degrés de célébrité variés.

Enfin, nous entrons par la porte dont le numéro est indiqué sur notre ticket et cherchons notre place : nous sommes sur le devant des gradins. Contrairement à ce que nous pensions, nous voyons très bien la scène. Si le groupe est loin, il reste tout à fait visible, et nous allons bien pouvoir profiter du jeu de scène. C’est notre premier concert dans un dôme, et nous sommes impressionnés par la grandeur des lieux.
Plus que quelques minutes avant le concert : nous sortons les deux bâtons lumineux achetés quelques minutes plus tôt et nous les craquons avec satisfaction. D’autres avant nous l’ont déjà fait, d’autres sont en train de le faire, et force est de constater que la plupart des spectateurs en sont déjà munis.

Après des minutes qui nous semblent interminables, les lumières s’éteignent, et une grande clameur fait vibrer le dôme. Celui-ci se transforme en un gigantesque planétarium où les étoiles seraient formées par les bâtons lumineux que les fans agitent.

La voix puissante de hyde se fait entendre : il s’agit de Fare Well, qu’il chante a capella. Sa voix emplit le dôme tout entier, et l’interprétation est parfaitement juste. Les lumières de la scène restent éteintes, les seules lueurs sont formée par les bâtons que 40 000 personnes agitent en rythme et en chœur. Impossible de s’empêcher de frissonner. Moment magique.
Enfin, la scène s’éclaire, les autres instruments se joignent à la voix de hyde, et nous découvrons au même instant que la lumière provient de l’orchestre symphonique lui-même, enfermé dans une grande cage de verre sur laquelle hyde se tient debout. Du début à la fin, le morceau est magistralement interprété, happant le public dans un autre univers dès le début même du concert. A la fin du morceau, la grande cage de verre qui enferme l’orchestre se scinde en deux, et les deux parties glissent de part et d’autre de la scène.

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De manière un peu surprenante, le groupe enchaîne ensuite immédiatement trois morceaux qui « bougent » : Caress of Venus, GOOD LUCK MY WAY, et HEAVEN’S DRIVE. Pendant les trois morceaux, hyde appelle le public à sauter, en criant « jump » à de nombreuses reprises. Il faut dire que le public japonais a des réactions globalement assez timides : rares sont ceux qui osent danser et sauter, la plupart se contentant d’agiter les bras en rythme. Derrière nous cependant, trois jeunes femmes, très fans, sont très excitées et n’hésitent pas à se déhancher. Globalement, l’ambiance reste sympathique. Sur HEAVEN’S DRIVE, morceau visiblement très attendu par le public si l’on en juge par les cris qui ont accueilli sont intro,  le groupe offre une prestation pleine de punch, très rock qui sent le vieux cuir.
Vient ensuite flower pendant laquelle, il faut bien l’avouer, hyde ne maîtrise pas du tout sa partie d’harmonica. Heureusement, l’aspect très mélancolique du morceau est pleinement présent. Flower est suivie de DRINK IT DOWN, pendant laquelle des lasers rouges transpercent toute la salle. Autant musicalement que visuellement, la tension monte.

Viennent ensuite deux très bonnes surprises de ce concert : DUNE et Garasu Dama, deux anciens morceaux pour lesquels l’écran géant en fond diffuse des images en noir et blanc. Le moins que l’on puisse dire, c’est que L’Arc~en~Ciel a complètement dépoussiéré ces deux morceaux. Chaque membre a fait du chemin depuis ses débuts au sein du groupe, et cela se ressent dans ces morceaux qu’on ne croirait pas si « vieux ». Rythme plus affirmé, instruments plus précis, prestation vocale à son maximum : nous redécouvrons des morceaux que nous croyions connaître. Sans conteste l’un des meilleurs moments de ce concert.

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Le groupe joue ensuite forbidden lover et MY HEART DRAWS A DREAM, deux morceaux « émotion » pour lesquels le groupe n’a plus besoin de faire ses preuves. Une petite pause suit les deux morceaux, mais le public a à peine le temps de sécher ses larmes et reprendre ses esprits que deux grands battements sourds font trembler le dôme. Le public hurle : « Hey ! » et lève le poing en l’air.
Boum, boum, « HEY ! ». Boum, boum, « HEY ! »
On le sait, le morceau suivant sera REVELATION. Mais le groupe ne se montre pas, il laisse le public seul, hurler et lever le poing en réponse aux percussions. Enfin, les membres du groupe apparaissent et font le tour du dôme à bord de petites voitures, projetant de la fumée sur le public qui continue de scander en rythme pendant ce qui semble être une éternité. Seul hyde manque à l’appel. Il n’apparaît que lorsque les autres membres ont disparu, assis sur une chaise à porteurs dont le siège est un trône, soutenu par au moins six membres du staff. Petit hommage à la tournée qui suivait l’album AWAKE.
Toujours sous les clameurs du public (nous commençons à avoir mal aux bras) , ses porteurs lui font faire le tour du dôme, et c’est justement lorsqu’il arrive devant nous qu’il entame le premier couplet de REVELATION. Après tant de longues minutes, l’excitation est à son comble et le public se lâche un peu. Le moment que nous connaissons tous et où le public hurle « HEY » en réponse aux cris de hyde est du pur bonheur qu’on ne peut connaître pleinement qu’en concert.
Les morceaux qui suivent sont également dédiés à l’amusement : SEVENTH HEAVEN et son déluge de confettis, Driver’s High, STAY AWAY et READY STEADY GO, des classiques des concerts de  L’Arc~en~Ciel certes, mais qui sont toujours aussi efficaces. Voir plusieurs dizaines de milliers de personnes sauter en criant « Flash » et « crash » en ne faisant plus qu’un est assez jouissif, même si les prestations en elles-mêmes n’offrent pas de surprise.

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Après une nouvelle pause, c’est l’autre grand moment de ce concert : Anemone, jouée bien entendu en compagnie de l’orchestre. C’est un vrai délice d’entendre ce morceau si rare interprété en live par un véritable ensemble de cordes. Grace celui-ci, du début à la fin, la musique est surchargée en émotion.

Suivent deux morceaux qu’on attendait au tournant : XXX et CHASE. Pour XXX, certains fans croisent leurs bâtons lumineux de façon à former un « X » pendant l’introduction de la chanson, rallongée pour l’occasion. L’écran géant diffuse une version longue du clip, alors que la basse et la batterie vont vibrer toute la salle. Au final, la prestation est teintée d’un érotisme assumé.
Lors de CHASE également, l’écran diffuse les mêmes images que celles que l’on peut voir derrière le groupe pendant le clip, mais l’effet est très concluant. Pendant CHASE, hyde chante d’une voix un peu plus cassée, qu’il a héritée de VAMPS. Par ailleurs, le son se fait plus brut, et force est de constater que le groupe maîtrise déjà ce morceau qui n’est alors même pas encore sorti en single. Un pur moment de rock’n’roll.

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La fin du concert s’amorce avec Hurry Xmas et Link, fort correctes toutes les deux.

Lorsque hyde s’est adressé à plusieurs reprises au public pendant le concert, il a répété plusieurs fois à quel point cela l’avait fait réfléchir d’être présent ici, à Osaka, la ville de naissance du groupe. Il a remercié le public sans qui ils ne seraient pas arrivés là, au bout de vingt ans de carrière. Qu’être ici, pour la date finale, avait un sens.
C’est donc en toute logique que le groupe finit son concert sur un morceau à vocation symbolique : Niji, qui vient mettre un point final à la tournée dédiée aux vingt ans de carrière du groupe, sous une pluie de plumes.

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Après la fin du morceau, les membres du groupe font signe au revoir au public. Curieusement, hyde, qui habituellement part sans demander son reste, traîne un plus longtemps qu’à l’accoutumée sur scène. Tetsuya revient ensuite pour son rituel lancer de bananes.
Une fois les lumières complètement rallumées, et alors que la salle commence à se vider de manière organisée (bloc par bloc, suivant les indications du staff), le clip de CHASE est diffusé en entier, puis viennent les annonces de la tournée mondiale, des dates japonaises qui la suivent, puis de la sortie de CHASE.

Pour résumer, L’Arc~en~Ciel nous a offert un concert d’une précision métronomique, avec une set list qui ne prenait pas trop de risques, mais qui contenait quelques belles surprises. Du point de vue de la qualité de la prestation elle-même, le groupe s’est montré au top. A part les classiques oublis de paroles de hyde sur un ou deux morceaux, il s’agit d’un sans faute. Visuellement, le déluge d’effets spéciaux au gré des morceaux donne une autre dimension à ceux-ci sans entraver l’appréciation de la musique elle-même.
En somme, s’il n’y a qu’un seul groupe que vous devriez voir pour expérimenter les grands shows pop rock à la japonaise, il s’agit bien de L’Arc~en~Ciel.

 

La set list du concert

01. Fare Well
02. Caress of Venus
03. GOOD LUCK MY WAY
04. HEAVEN’S DRIVE
05. flower
06. DRINK IT DOWN
07. Dune
08. Garasu dama
09. forbidden lover
10. MY HEART DRAWS A DREAM
11. REVELATION
12. SEVENTH HEAVEN
13. Driver’s High
14. STAY AWAY
15. READY STEADY GO

16. Anemone
17. X X X
18. CHASE

19. Hurry Xmas
20. Link

21.Niji

A propos de Akane

Japanophile, droguée aux bouquins et aux jeux vidéos, cuisinière du dimanche, Akane aime toucher à tout mais ça ne dure jamais longtemps. Quand elle n'est pas sur le net, elle rêvasse.